NOTE DE L’AUTEUR
Lors de mes recherches, j’ai été surpris de découvrir que plus de 16000 espèces nouvelles sont découvertes chaque année, une masse importante concerne des insectes, 450 espèces de vertébrés dont 250 poissons, 20 à 30 mammifères dont deux tiers des nouvelles espèces sont constitu&eeacute;s de rongeurs et de chauve-souris et le plus surprenant : UN NOUVEAU PRIMATE PAR AN.
DECEMBRE 2004
Des scientifiques de l’organisation américaine Nature Conservancy ont découvert plus d’une douzaine d’espèces jusque là non répertori&eesacute; dans des grottes de la jungle indonésienne, dans un réseau de grottes calcaires d’une zone perdue du KALIMANTAN, ( partie méridionale de l’île de Bornéo), ils ont capturé à des fins de recherches scientifiques des cafards géants, des crabes nains, et d’autres espèces.
JUIN 2006
Une caverne à été découverte dans le sous-sol d’une carrière israélienne, les chercheurs y annoncent y avoir trouvé huit nouvelles espèces.
La caverne gisait à plus de 100 mètres de profondeur d’une carrière situ&eeacute; entre Jérusalem et Tel Aviv et exploitée par les industries de fabrication de ciment « NESHER ». Une ouverture dans la roche à mené à une galerie souterraine courant sur plus de 2,4 kilomètres.
Les scientifiques y ont trouvé des étendues d’eau souterraines, des bactéries, 4 crustacés d’eau de mer et d’eau douce, ainsi que 4 espèces terrestres.
Les analyses ADN ont montré qu’elles étaient totalement nouvelles.
D’après les chercheurs, cette caverne « Ayalon » était peut-être isolée du monde extérieur depuis plusieurs millions d’années, notamment par l’épaisse couche de craie qui l’entourait.
Le docteur HANAN DIMANTMAN biologiste à l’université hébraïque de Jérusalem à déclaré : « c’est une caverne dont la diversité est fantastique, les espèces examinées étaient toutes dépourvues d’œil ce qui pourrait être le fruit de l’évolution ».
La force de la vie est d’être quel qu'en soit les conditions….
Qu’adviendrait-il de la race humaine si l’oxygène venait à s’appauvrir ?….
Si l’eau douce venait à manquer….
Si la lumière venait à décroître….
Si la température moyenne du globe continuait de monter…
Ou venait à descendre, nous replongeant dans une ère glacière….
Disparaîtrions nous ?
Je ne le pense pas…et beaucoup de scientifiques de renom partagent mon opinion…
Nous avons une faculté d’adaptation unique et comme depuis la nuit des temps, une évolution plus ou moins rapide nous permettrait de survivre à ces nouvelles conditions, pour que la vie soit…
Sans doute notre apparence physique évoluerait-elle…
La grande question est de savoir à quoi nous pourrions ressembler…
Notre évolution à déjà commencé depuis le début du siècle grâce à une alimentation plus riche, nous sommes plus grand, plus fort…alors comment serons nous dans 100 ans ?
Nous cherchons désespérément aux confins de l’univers de nouvelles espèces nous prouvant que la vie existe ailleurs que sur notre terre, dans d’autres conditions.
Il nous suffirait peut-être juste de regarder autour de nous.
Les faits historiques cités à la fin du livre, les noms, dates et lieux sont rigoureusement exacts et font partie de notre histoire parfois sombre…très sombre.
CHAPITRE 1
Les murs de pierres suintaient de fines gouttelettes d’eau.
Une odeur âcre, pestilentielle envahissait l’atmosphère la rendant suffocante.
Une obscurité si profonde que l’on aurait pu se croire plongé dans le plus profond des abysses.
Il n’en était rien, bien au contraire.
Au loin, une respiration presque un râle.
Les crissements aigus de griffes raclant la pierre puis de petits hurlements, sinistres, perçants, agressifs, destructeurs, démoniaques résonnèrent.
Sortie de la voiture du côté passager, Sophie regarda durant un instant autour d’elle, promenant ses yeux bleu- azur sur les lourds nuages noirs étouffant le ciel ; Sur son visage apparut une moue dubitative.
Elle prit un élastique dans le vide poche et attacha ses longs cheveux blonds, puis referma sa portière avant de faire le tour de la voiture pour aller ouvrir le coffre.
C’est au moment où elle soulevait le hayon qu’elle ressentit la douce sensation sur son visage, une infime caresse invisible.
Elle tendit sa main devant elle et recueillit dans sa paume quelques gouttes de pluies translucides. Elles disparurent presque immédiatement, oubliant leurs singularités pour ne devenir qu’une, glissant, suivant la ligne de vie de cette paume ouverte, pour rejoindre le poignet où elle s’écoula, jusqu’à rencontrer le bracelet d’une montre en tissu, qui l’absorba sans pitié.
Son mari, Frédéric, toujours assis dans la voiture, à moitié couché sur le siège passager, s’affairait bruyamment. Elle lui parla à travers l’habitacle ouvert, tout en commençant à extraire les lourds sacs à dos remplis de leurs matériels.
- Rassure moi, tu as bien téléphoné à la météo avant de partir ?
- Je l’ai fait …variable toute la journée, mais pas de pluie. Répondit-il sans se relever, il continuait de chercher à l’intérieur de la boite à gant.
- C’est gagné, j’ai reçu des gouttes. Elle leva les yeux vers le ciel menaçant.
- J’ai vu… sur le pare-brise…c’est une petite bruine rien de plus, pas de quoi s’inquiéter. Il cherchait toujours.
Elle secoua la tête, pas vraiment convaincue par l’optimisme de Frédéric, elle savait que la pluie pouvait transformer une agréable balade en un piège mortel.
- Tu cherche quoi ?
- A ton avis….La seconde d’après, il se releva. Je l’ai…
Entre ses doigts, un petit morceau de cristal de quartz au reflet teinté de mauve et de rose, son histoire se perdait dans le labyrinthe de ses souvenirs, un retour à son enfance, à ces moments à la fois tendres et douloureux, là où son esprit aimait vagabonder parfois, côtoyant des êtres chers trop vite disparus.
Une fois de plus en un millième de seconde il refit ce voyage dans le temps, se retrouva adolescent, retrouva son grand-père, un homme à la barbe fournie, blanchie par les années, le visage marqué de rides profondes, stigmates de la vie, « chacune d’elle a son histoire » aimait-il répéter sans cesse, son corps svelte malgré son âge, son hygiène de vie sans faille, n’empêcha pas la maladie de le ronger de l’intérieur.
Son grand- père était un passionné de géologie, Frédéric se rappelait ce jour d’automne où lors d’une de leurs discussions, il lui avait expliqué avec toute sa gentillesse et sa pédagogie la fabuleuse histoire de la vie, une phrase l’avait marqué en particulier :
- La machine à remonter le temps existe Frédéric, il suffit de regarder autour de nous, de creuser la terre, pour revenir dans le passé, pour connaître le temps qu’il faisait, les plantes qui étaient présente à l’époque, de découvrir tous les bouleversements qu’a subi la planète durant ces millions d’années d’existence, de mettre à jour des ossements et grâce à eux de comprendre qui était nos ancêtres, laisse ton imagination te guider et alors croit moi… tu feras le voyage.
Son grand -père lui avait offert un dernier cadeau, sans doute le plus beau qu’il avait jamais pu lui offrir ; son cœur d’adolescent n’avait pas compris, n’avait pas deviné pourquoi il avait tant insisté pour l’emmener là-bas, malgré l’inquiétude de ses parents.
- Tout se passera bien et puis je veux lui offrir ce souvenir, vous ne pouvez pas me le refuser, je n’ai plus beaucoup de temps pour lui montrer à quel point je l’aime.
- Le Canada…papa…le voyage est long cela va t’épuiser. avait répondu sa mère.
- Tu sais, je n’aurais plus beaucoup l’occasion de m’épuiser et puis, qu’est -ce qui t’empêche de venir avec nous.
Elle avait gardé le silence, s’était retournée vers son mari, démunie face aux arguments de son père. Son mari lui avait souri tendrement et d’un clignement des yeux lui fit comprendre que ce moment devait être le leur, celui d’un grand -père et de son petit- fils, ce moment leur appartenait. Elle accepta le voyage.
Et puis ce fut le voyage en avion, il se passa alors durant les six heures de vol, une chose extraordinaire, un passage de témoin oral entre générations ; il lui avait offert la mémoire de la famille, les histoires de sa vie, ses lointaines aventures, ses voyages au bouts du monde, ses rencontres passionnantes, un carnet de voyage à la grandeur d’une vie, un héritage virtuel, immatériel, mais si précieux pour qui sait écouter, pour qui sait comprendre, pour qui sait aimer.
Il se souvenait de leurs rires, de leurs joies, son émerveillement en découvrant la chambre d’hôtel, spacieuse, tout y était beau.
Et puis le lendemain, la découverte de l’une des plus belles mines de quartz au monde, Bonsecours dans les cantons de l’est du Québec, « mine cristal Québec », l’une des dix mines de la planète.
- Je t’avais promis un voyage dans le temps…et bien tu vois les quartz là bas, ils ont 350000 ans, imagine, tu n’en as que treize…quand ils sont apparus, a ta place, il y avait des dinosaures.
Frédéric s’en souvenait comme si c’était hier. Ce jour là également, une fine bruine s’était invitée, puis son grand -père avait détaché délicatement ce morceau de quartz,
- Tous les ans, pendant dix jours, nous avons le droit d’en prendre un petit morceau… tiens Frédéric, c’est pour toi, et n’oublie jamais que ton papy t’aime.
Il n’avait pas compris que ce jour là, il lui disait adieu à sa manière.
La maladie lui laissa juste le temps du retour avant de le prendre.
Pourtant, elle lui avait laissé le temps de faire son ultime et plus beau voyage.
A son tour, Frédéric avait suivi les traces de son grand -père et était devenu comme lui un passionné de géologie et un spéléologue amateur, mais jamais, durant toutes ses descentes, il n’avait fait ce voyage dans le temps sans ce petit morceau de quartz dans la poche, un peu de son papy était toujours avec lui.
- Tu penses venir m’aider bientôt ou tu attends que j’ai terminé…s’impatienta t-elle, l’arrachant à ses souvenirs.
- J’arrive…Il glissa la pierre dans sa poche.
Il fit le tour de la voiture et rejoignit sa femme.
Il était encore tôt dans la matinée, pourtant sur le parking d’une centaine de places quelques voitures étaient déjà garées, sur leur droite, quelques lumières apparurent aux fenêtres à quatre carreaux de l’abbaye.
La vie s’éveillait peu à peu.
L’un et l’autre gardèrent le silence tout en se préparant . ils chargèrent leur matériel sur leurs dos et Sophie claqua le coffre arrière dans un violent bruit de métal.
Un peu plus loin, face au lac, devant l’un des nombreux sentiers menant à la forêt à l’opposé de l’abbaye, quelques promeneurs les scrutaient longuement, dans leur regard une interrogation légitime ; Sophie se retourna légèrement vers eux, tout en se disant «qu’ils devaient se demander ce que faisaient ici ces deux étranges personnages ainsi accoutrés », elle devait avouer que si leurs combinaisons dans des galeries pouvaient apparaître confortables et nécessaires, au milieu d’un parking, elles pouvaient prêter à sourire, frôlant le ridicule. Les promeneurs ne devaient pas croiser tous les jours des personnes vêtues de combinaisons étanches d’une flamboyante couleur orange, avec l’un et l’autre sous le bras un casque surmonté d’une torche halogène, sur leurs épaules, un lourd sac à dos d’où dépassaient des cordes.
- Tu ne penses pas qu’il aurait été plus judicieux de s’habiller là-bas ? Demanda Sophie en se retournant vers Frédéric, on dirait qu’ils ont vu des extra-terrestres.
- Je dirais plutôt des « intra-terrestres »…
- Très drôle…tu sais que j’aime bien passer inaperçue…
- Il faut avouer que là c’est plutôt raté…Il ricana doucement. Mais il fallait le faire ici, sinon on aurait du faire plusieurs voyages pour amener le matériel jusqu’à l’entrée. De plus, pour la rejoindre on a une petite demi-heure de marche, et il n’y a pas beaucoup de place, on aurait été moins à l’aise pour se préparer.
En se retournant à son tour, Frédéric remarqua au fond du parking, tout près de l’embarcadère, un jeune enfant en train de les observer également. Il devait avoir tout juste cinq ans et secouait avec insistance de sa main droite le tissu de la jambe du pantalon de son grand -père, tout en les montrant du doigt de l’autre main.
Frédéric posa sa main sur sa combinaison et à travers elle, sentit le quartz.
Haut comme trois pommes, le petit homme devait se demander qui étaient ces personnages et ce qu’ils faisaient ici.
Sophie le regardait également, elle souriait tendrement en le voyant agir ainsi, le sourire d’une mère, il lui rappelait son petit dernier, buté, teigneux, il n’abandonnait jamais et apparemment celui ci était forgé du même métal.
L’enfant insistait toujours devant l’ignorance feinte de son grand -père. Le vieil homme se retourna alors vers lui, s’accroupit et sembla le sermonner gentiment, puis il lui prit la main et tous deux s’engagèrent sur le petit sentier forestier.
Tout en marchant entraîné par son grand-père, l’enfant se retournait souvent vers eux, manquant de tomber tous les deux pas, toujours intrigué par leur présence, il leur fit un petit signe de la main, Frédéric et Sophie le lui rendirent.
L’enfant et le vieil homme disparurent dans la forêt.
Le groupe de randonneurs aux cannes de bois, aux chapeaux de jute et aux paniers d’osier continuaient de les regarder s’éloigner avec curiosité.
Chargés de leur matériel, ils partirent à l’opposé, remontant durant une centaine de mètres la route goudronnée.
Frédéric ouvrait la marche, lui seul connaissait le mystérieux chemin. Il s’arrêta brusquement.
- C’est là…il lui montra un petit sentier presque invisible, tout juste tracé, dissimulé derrière de lourdes branches feuillues.
- Comment tu l'as découvert ?
- La curiosité…
Ils durent escalader une petite bute à la pente sèche, Frédéric passa le premier et aida Sophie à le rejoindre en lui attrapant la main qu’elle lui tendait.
Le sentier s’enfonçait dans la forêt.
Au début, ils durent combattre les nombreuses branches basses leur barrant le passage, mais très vite, le sentier s’éclaircit. Ils passèrent derrière l’abbaye montant au flanc de la montagne « le doigt de Dieu » son pic, tel un doigt désignant les cieux du haut de ses 1525 mètres ; Suivant la légende locale Dieu avait envoyé sur terre des anges pour sauver les hommes des démons tentant d’envahir la région, mais devant la crainte qu’ils s’égarent et ne retrouvent pas le chemin des cieux, il donna naissance à cette montagne, elle leur montrait grâce à son pic, le chemin à suivre pour le retrouver. Certains anciens parfois, après quelques verres de rosé ou de blanc des cépages locaux, narraient des histoires de fantômes hurlant leur peine, de lumières illuminant le pic, de souffrances hantant les lieux, de démons maudits emprisonnés par les anges.
Sophie regrettait que la journée soit aussi morose ; Le ciel était bas, menaçant, parfois quelques rayons de soleil parvenaient à transpercer les nuages sombres, balayant les eaux calmes du lac d’un étrange halo blanc, cela suffisait à donner le regret de ce qu’aurait pu être la journée ou offrir l’espoir aux plus optimistes qu’elle finirait peut être par être belle.
Frédéric lui aussi regardait le ciel ; Il avait l’expérience certes, des années d’observations à surveiller les éléments, la course des nuages, leurs formations, - sa sécurité souvent en dépendait - , mais cela ne l’empêchait pas de faire appel au centre régional de météorologie à chacune de ses sorties, dans les régions montagneuses les caprices du temps pouvaient en deux heures passer d’un extrême à l’autre avec une violence redoutable.
D’après les spécialistes du centre météorologique de Grenoble, le temps aujourd’hui devrait rester stable, hésitant, une journée d’automne en plein été.
Ils suivaient toujours le petit chemin de terre à flanc de montagne.
La forêt plus clairsemée leur donnait sur leur gauche une vue imprenable : le lac du Sipion pris entre les deux montagnes, « le doigt de Dieu » et « le mont Sylvain », offrait un panorama, gigantesque, majestueux, une merveille de création naturelle, 19000 ans d’histoire tapis dans ses eaux, fils des grands glaciers du quaternaire, le lac du Sipion, star des lacs naturels français, ne souffrait d’aucune comparaison, 18 kilomètres de long, 3,5 de large, une superficie totale de 4462 hectares et 3 620 300 000 m² cubes d’eau, la consommation domestique française annuelle. Ses eaux sombres, profondes, 85 mètres en moyenne, atteignaient par endroits les 147 mètres. Le célèbre Lock Ness en Ecosse, n’était guère plus grand, 40 kilomètres de long pour 2 de large sa profondeur 230 mètres, son âge…à quelque chose près le même.
Beaucoup ici se demandaient ce que cachait les profondeurs des eaux sombres du lac du Sipion.
Plus loin, de l’autre côté du lac, sur les flancs du mont Sylvain, la ville de Marcillant, construite sur les rives fertiles du lac, avait profité de ses eaux depuis la nuit des temps.
En contrebas, l’abbaye de Hautefort, édifiée en 1125, fut cistercienne jusqu’au XX siècle où elle devint bénédictine ; la construction entre montagne et lac, commençait sur l’un pour finir sur l’autre.
Ils continuaient leur marche en silence, jetant parfois un regard rapide vers le lac, quelques bateaux de plaisance le traversaient de long en large.
La fine bruine tombait toujours, fouettant leurs visages.
Frédéric observait attentivement devant lui, il avait pris soin lors de sa découverte de déposer un repère, une grande branche morte et sèche déposée au sol barrait le passage, difficile pour quiconque passant sur ce sentier de la louper, il espérait seulement que quelqu’un ne l’avait pas précédé et n’avait pas eu la mauvaise idée de la jeter sur le côté, il tentait de reconnaître les lieux, mais rien ne ressemblait plus à un arbre qu’un autre arbre.
- Tu penses que c’est encore loin, je commence à fatiguer…elle suivait quelques mètres derrière lui, portant avec une certaine difficulté son sac à dos, la pente s’accentuait.
- On ne devrait plus être très loin…encore un peu de courage mon amour…on y est presque. Lui répondit-il sans se retourner.
Ils marchèrent encore une cinquantaine de mètres avant que Frédéric ne s’arrête enfin.
- Nous y sommes…la branche était toujours au milieu du passage, il posa son sac au sol.
- Enfin…elle avait l’air soulagé : je ne vois aucune entrée…elle posa également son sac.
- Regarde…un peu plus haut là- bas…il progressa entre les arbres et à dix mètres du sentier, déplaça quelques branches qu’il avait placées là le mois précédent et l’entrée dissimulée jusqu’alors se fit jour, elle n’était pas très grande, une fissure dans la roche, elle devait faire deux mètres de haut pour une largeur d’à peine cinquante centimètres. Et voilà l’entrée mon amour.
- Tu ne trouves pas bizarre que personne ne l’ai découverte plus tôt ? Elle l’avait rejoint et baladait sa torche à l’intérieur de la fissure, brisant l’obscurité. Tu as vérifié, elle n'est répertoriée nulle part ?
- Nulle part…inexistante, mais je ne trouve pas cela si bizarre, tu sais, avec toutes les secousses telluriques que subit la région, rien d’étonnant, la roche travaille et entre l’eau qui s’infiltre, le gel et les secousses, des fissures apparaissent, cela me semble logique.
- Tu pense qu’elle est profonde ? Elle continuait de promener sa torche.
- Je n’ai pas pu aller bien loin, sans matériel, mais mon instinct me dit que nous allons découvrir un nouveau parcours et ce sera une première.
Frédéric commença en silence à installer leur matériel. Son repérage n’avait pas été inutile, il savait la pente douce au départ sur une cinquantaine de mètres, puis un passage à plat- ventre était nécessaire, il avait donc rebroussé chemin.
Face à elle un panorama magnifique, un silence apaisant les enveloppait, à peine quelques oiseaux sifflaient leur joie de vivre dans
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